Pourquoi, sur une tuyauterie de gaz fraîchement soudée, réalise-t-on un test hydraulique à l’eau (hydrotest) avant un test au gaz à la pression de service (leak test) ?

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La première raison est la sécurité, car le danger n’est pas du tout le même.

L’eau est un fluide incompressible, contrairement à un gaz.

Avec de l’eau, une fois la tuyauterie entièrement remplie, il faut très peu d’énergie pour faire monter la pression très rapidement dans le système. Un bon exemple est le cric hydraulique de voiture : avec seulement quelques coups de pompe sur un manche, on monte facilement la pression à 200–250 bar ! (Pourtant, on n’évacue pas un garage à chaque vidange…)

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Avec un gaz, c’est une toute autre histoire.

Un gaz est compressible : il se comporte comme un immense ressort que l’on peut comprimer presque sans fin. La grande différence, en termes de danger, est que dès qu’il trouve une voie pour s’échapper (ouverture de ligne, rupture, éclatement, etc.), il restitue toute l’énergie accumulée, très rapidement et de façon extrêmement violente.

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Alors, qu’est-ce qui vous semble le plus dangereux ?

  • Ouvrir votre robinet d’eau froide
  • Ouvrir brutalement une cocotte-minute en train de siffler ?

J’espère que vous choisissez le robinet : https://www.youtube.com/watch?v=_56YDvHvobg

Étonnamment, la pression au robinet d’eau froide est généralement de 2 à 3 bar, selon l’endroit où vous habitez, alors que dans une cocotte-minute elle n’est que d’environ 1,8 bar.

La grande différence en terme de sécurité n’est donc pas la pression, mais le fluide : – d’un côté, un fluide incompressible (l’eau), – de l’autre, un fluide compressible (de l’air/vapeur chauffé et pressurisé)

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