⚠️Risque pression ! Chapitre III : Hydrotest vs Leak test (Pneumatic pressure test ?) – Quésako ?!

Introduction


Trois concepts à ne pas confondre

Pressure test : le “chapeau” générique

  • Essai hydrostatique (hydrotest) : fluide incompressible, typiquement de l’eau.
  • Essai pneumatique : fluide compressible, typiquement air, azote, parfois hélium.

Leak test : l’étanchéité avant le test opérationnel


Hydrotest : l’épreuve de résistance à l’eau

  • Fluide : eau (parfois additifs, anticorrosion, colorant).
  • Pression : typiquement de l’ordre de 1,5 fois la pression de calcul ou de service, selon le code.
  • Objectif : vérifier la tenue mécanique des soudures effectuées sur la tuyauterie et la résistance de la tuyauterie si cela n’a pas été déjà fait en usine (si il apparait des fuites au niveaux des joints cela n’empêchera pas de valider le test)
  • Critère d’acceptation : tenue mécanique de l’ensemble pendant 30 min.
  • Avantage :
    • l’utilisation d’une fluide incompressible = beaucoup plus sur. Cela permets de sensiblement réduire le rayon de danger et les risques associés à la rupture d’une soudure.
    • les dispositifs pour pressuriser sont relativement simple à mettre en œuvre : une simple pompe à main pourra permettre d’atteindre plusieurs centaines de bar
  • Inconvénients :
    • Une grande majorité des organes en lignes devront être démontés/isolés et remplacés par des brides pleines ou des jonctions de communications à cause de la pression supérieur à la pression de service du test
    • Dans la grande majorité des cas les joints définitifs peuvent être installés avant l’hydrotest et resisteront sans s’altérer au test mais dans certains cas il faudra utiliser des joints martyrs.

Pneumatic pressure test : l’épreuve de résistance en gaz

  • l’eau sera difficile à chasser après le test dans ce réseau en général tortueux
  • les consommateurs de cette air instrument seront sujet à la corrosion si il y a une forte teneur en hygrométrie
  • le réseau est à « basse » pression (entre 5 et 7 barg)
  • le risque en cas de fuite est très limité
  • Fluide : azote / air
  • Pression : typiquement de l’ordre de 110% fois la pression de calcul ou de service, selon le code.
  • Objectif : vérifier la tenue mécanique des soudures effectuées sur la tuyauterie et la résistance de la tuyauterie si cela n’a pas été déjà fait en usine (si il apparait des fuites au niveaux des joints cela n’empêchera pas de valider le test)
  • Critère d’acceptation : tenue mécanique de l’ensemble pendant 30 min.
  • Avantage :
    • évite l’introduction d’eau liquide dans le réseau de tuyauterie
    • peut permettre de réaliser en même temps le leak test
    • évite dans l’immense majorité des cas de démonter les organes en lignes.
  • Inconvénients :
    • Sécurité : Rappelons nous ici que l’objectif primaire de vérifier la tenue mécanique des soudures, et donc comme ce cas nous utilisons un fluide compressible les risques (humains) en cas de rupture sont bien plus grands. Un bidon de 3m3 qui éclate avec 7 barg d’azote balayera un entrepôt complet.

Leak test : test d’étanchéité

  • Fluide : fluide utilisé en opération ou alors une version au caractéristique physico-chimique proche si le fluide définitif est trop dangereux.
  • Inconvénients :
    • Sécurité : Toujours le même problème ici si on utilise un gaz pour faire l’étanchéité. Le danger ici n’est plus qu’une tuyauterie éclate mais plutôt qu’un raccord mal monté, un bouchon mal sérée etc… saute sous la pression. Un bouchon 1/2 » qui part avec 200barg dessus c’est une balle de fusils qui traverse le site.
    • Si il est difficile de créer la pression nécessaire sur le lieux du test, le test peut être très long et difficile à faire si il y a beaucoup de reprise de serrage à faire.
  • Critère d’acceptation :
    • Ici il y a une miriade de méthode de le vérifier mais en général :
      • Sur un système liquide on vérifiera l’absence de goute visuellement au différents points de fuites potentielles.
      • Sur un système gazeux on vérifiera avec un produit d’étanchéité moussant l’absence de bulle
    • Sur des systèmes où on recherchera des fuites très petites on pourra utiliser des gaz traceurs dans la tuyauterie avec un système de détection de l’autre côté.

Conclusion

  • L’hydrotest reste la solution de référence
  • Le pneumatic test est une exception à maîtriser
  • Le leak test est un outil complémentaire indispensable
  • garantir la sécurité
  • éviter des surcoûts
  • et sécuriser la mise en service
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